Campagne de reboisement: Oyé Guilavogui regrette que certains citoyens de mauvaise foi essaient de saper les efforts de reconstitution de la forêt

A l’occasion du lancement de la campagne de reboisement 2018, M. Oyé Guilavogui, le ministre d’Etat chargé de l’environnement, des eaux et forêts, a prononcé un discours de conscientisation des populations sur la nécessité de préserver nos forêts qui, hélas aujourd’hui, sont en proie des prédateurs de l’environnement et de l’écosystème. Il déplore que certains citoyens de mauvaise foi essaient de saper les efforts de reconstitution de cette forêt avec une arrière-pensée de récupérer les zones assainies. Lisez:

« Aujourd’hui nous procédons au lancement de la campagne de reboisement 2018, un événement de grande portée environnementale. Le reboisement est une activité qui est prescrite dans l’agenda de mise en œuvre des plans et projets de développement forestier. Il est défini en fonction des objectifs, qu’il s’agisse des objectifs de production, de protection, d’hygiène ou de récréation.

En effet, il faut retenir que le reboisement ne doit pas s’effectuer seulement au niveau des écosystèmes forestiers. Pour magnifier le rôle et l’importance de la forêt dans sa diversité on parle de plus en plus de « Forêts et Villes Durables ».

Les pays sont engagés à fournir des efforts pour les villes vertes, sensibiliser l’opinion sur la nécessité de préservation et de protection des écosystèmes forestiers dans les cités, c’est une tâche qui incombe à nous tous. Une ville ne doit pas être bâtie seulement avec du béton et du fer. Les arbres doivent impérativement avoir leur place pour créer une harmonie et une beauté paysagère rendant ainsi le milieu frais et doux avec de l’air purifié sans oublier le côté esthétique.

En ce jour, nous invitons toutes les citoyennes et citoyens guinéens à prendre davantage conscience du rôle et de l’importance des arbres et des forêts tant sur le plan écologique que sur le plan social au niveau des villes.

Il est établi qu’au niveau des villes, les forêts ont une grande capacité de stockage du carbone, contribuant ainsi à atténuer les effets du changement climatique. Un des aspects moins perçus est que les arbres contribuent à atténuer la pollution sonore émanant du bruit des engins roulants et des industries de proximité. En dépit de l’existence d’un cadre juridique cohérent à travers les différentes lois et leurs textes d’application pour protéger les forêts dans les communes rurales et urbaines, le processus de dégradation de nos ressources forestières demeure une préoccupation du Département de l’Environnement, des Eaux et Forêts. Nos forêts urbaines et périurbaines sont la proie privilégiée des citoyens partout dans nos villes et dans nos villages surtout ici à Conakry. Les constructions d’habitation sont faites même sur les berges des cours d’eau, dans les domaines publics maritimes qui sont en fait des domaines classés avec un statut tout particulier. C’est le cas de la forêt de Demoudoula.

Cette forêt, dans les années 80 était très riche en biodiversité. Elle comptait à l’époque 147 têtes de sources d’eau, je dis bien 147. Malheureusement, aujourd’hui, il n’y a qu’une seule tête de source d’eau qui ravitaille les populations riveraines en eau surtout pendant la saison sèche. Tout le reste a disparu face à l’action des bulldozers pour ériger des bâtiments dans une anarchie totale sans le moindre respect des normes environnementales.

Depuis 2017, le gouvernement a pris des mesures rigoureuses pour restaurer cette forêt dans toutes ses dimensions physiques et sa fonction écologique. Cependant, il est regrettable que certains citoyens de mauvaise foi essaient de saper les efforts de reconstitution de cette forêt avec une arrière-pensée de récupérer les zones assainies. Là ils se trompent fort. Je les invite à prendre conscience de la nécessité de protéger et préserver cette forêt qui connait de plus en plus une reforestation. Le Département de l’Environnement compte sur la mutation de comportement avec un esprit écocitoyen.

Toutes les parties prenantes je veux parler des élus locaux, des services techniques de l’Environnement, de l’administration du territoire et de l’Habitat, des ONG et des populations des quartiers de Demoudoula, bantounka, koloma et kaporo rail. Ici je compte sur l’appui de toutes et de tous pour faire de Demoudoula un site boisé avec une vision futuriste.

Pour terminer, je lance un appel aux citoyens et citoyennes des villes, des villages à s’employer davantage à planter dans chaque concession des arbres, à créer, à la protéger des forêts urbaines, périurbaines et villageoises. C’est seulement par cette voie que nous pourrons conférer à nos villes et village un caractère écologiquement durable.
Je vous remercie. »

 

 

GN

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