Nestor Bassière: « Aujourd’hui, nous avons la boite noire du régime Compaoré »

En cette date anniversaire du discours d’orientation du 2 octobre sous la révolution, l’Union pour la Renaissance/ Parti Sankariste (UNIR/PS) a organisé une conférence de presse avec pour objectif de donner sa lecture de la situation nationale actuelle au Burkina.

La rencontre avec les hommes de médias a notamment été axée sur la détermination et la victoire de plus du peuple burkinabè dans sa marche vers une démocratie véritable, le retour de l’Etat de droit et sur la dissolution, la reddition et l’arrestation du général Diendéré auteur du putsch du 17 septembre dernier.

Les leaders du parti de l’œuf, Me Bénéwendé Stanislas Sankara, Nestor Bassière  et Athanase Boudo, évoquant la « constance dans le discours du parti », se disent fiers une fois de plus de l’exploit qu’a réalisé le peuple dans sa lutte pour l’instauration d’une véritable démocratie et d’un  Etat de droit. L’union du peuple a été un élément clé dans ce que le parti qualifie de « bataille gagnée ».

Une nation unie

« Une nation unie n’est jamais vaincue. Il n’est plus question pour un homme politique de s’asseoir et croire qu’il peut manipuler ce peuple-là. Cela est fini. Le peuple burkinabè l’a démontré et c’est ce qui fait que les Burkinabè aux yeux des Africains font la fierté de toute l’Afrique », a dit Me Bénéwendé Stanislas Sankara, président du parti.

Cette union, c’est aussi la symbiose entre le peuple et  son armée qui a abouti à la dissolution, la reddition et l’arrestation du général Diendéré. « La bataille est ainsi gagnée et il nous reste à gagner la guerre de la réconciliation nationale pour une véritable démocratie, gage de tout développement dans la paix et le bonheur », a déclaré Me Sankara.

Boite noire du système

Le général Diendéré, homme clé de tous les temps du règne de l’ancien régime du président Blaise Compaoré,  constitue pour l’UNIR/PS également la pièce maitresse qui manquait notamment dans l’élucidation de ce que les leaders du parti nomment crimes de sang à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

« Lorsqu’on se retrouve dans le cadre d’un accident d’avion, la pièce la plus importante, c’est la boite noire. Aujourd’hui, nous avons la boite noire du régime Compaoré. A travers cette boite noire, nous allons connaitre l’histoire du Burkina Faso », a déclaré Nestor Bassière, vice-président de l’UNIR/PS.

Me Sankara émet l’hypothèse selon laquelle si l’implication du régiment dans un conflit hors des frontières du pays est avérée, les crimes qui y auraient été commis sont passibles de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI).

Assurant qu’il y a bien d’hommes et de pays qui n’aimeraient pas que le général Diendéré parle, Nestor Bassière recommande qu’il soit placé sous haute sécurité afin que des tentatives d’évasion ou de suicide n’interviennent, parce que le peuple a besoin de la vérité.

 

Burkin24

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