Vaccination des pèlerins guinéens: mesures de sécurité fortes contre les erreurs du passé

La vaccination des pèlerins guinéens a démarré le 11 juillet 2018 en vue d’être reçus aux lieux saints de l’Islam. Elle se déroule avec professionnalisme grâce à des mesures de sécurité instaurée, cette année, par la Direction nationale de l’épidémiologie et de lutte contre la maladie. Toutes les dispositions sont prises pour éviter aux petits malins de procéder à des fraudes, en falsifiant des documents, au risque de souiller l’image du pays.

Le vendredi 13 juillet, nous avons rencontré Dr. Timothé Guilavogui, le premier responsable de la Direction nationale de l’épidémiologie et de lutte contre la maladie, entouré de ses proches collaborateurs. Il rassure l’opinion des mesures prises pour le bonheur des candidats au pèlerinage et pour l’image de la Guinée.

«Nous sommes en train de sécuriser cette activité du Hajj 2018. Sécuriser veut dire quoi ? Je ne sais pas si ça existait dans le passé, je ne possède pas de preuves. Mais quelqu’un pouvait se procurer des carnets de vaccination sans pour autant être vacciné. Vous avez vu les conséquences : la personne peut faire la maladie et cela peut créer des incidents   diplomatiques et affecter l’amitié qui existe entre les deux pays frères », explique-t-il.

«Alors, pour éviter ce genre de situation, nous avons essayé au maximum de sécuriser les cachets à travers le logo du service. Et, aussi les cachets qui sont apposés à l’intérieur des carnets ne sortent pas du bureau. Nous avons changé également les anciens cachets, tout se passe ici, le nombre de carnets est connu», souligne Dr. Timothé Guilavogui.

Selon lui, ns compatriotes étaient rejetés avant dans certains pays voisins par rapport à la méconnaissance cette vaccination ou les faux documents qu’ils présentaient.

«Pour sauvegarder notre souveraineté, nous voulons que les gens acceptent, quand quelqu’un est vacciné qu’on ne lui introduise pas encore un notre vaccin. C’est quelque chose qui a commencé et qui va continuer. La fièvre jaune et la méningite sont ciblées dans le cadre de la sécurité sanitaire où il faut veiller sur la vaccination des personnes. Pour le cas spécifique de l’Arabie Saoudite, le royaume exige la prise des vaccins par chaque candidat au pèlerinage », insiste le Directeur national de l’épidémiologie.

Selon Dr. Timothé Guilavogui, la Guinée accorde une importance capitale à l’opération de vaccination dont la réussite dépend de la disponibilité des vaccins.

«Nous avons travaillé dur pour que la totalité des vaccins soit disponible un mois avant le démarrage de cette activité. Nous veillerons à ce que tout le monde soit satisfait», promet-il.

AS

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