Vers une grève illimitée en Guinée:  »nous sommes sur notre position » (Aboubacar Soumah)

Les fonctionnaires du corps enseignant ronronnent en Guinée. L’implication des religieux à trouver une issue heureuse à la crise qui mine le secteur depuis la grève lancée, puis suspendue, par le syndicaliste du SLECG, Aboubacar Soumah et ses « camarades », l’Etat n’aurait fait aucune concession. Ils promettent de relancer une grève illimitée en février prochain dans tout le pays après le congrès fin janvier.

Les enseignants s’attendaient à une augmentation de salaire de 20% en décembre 2017, suivie d’un autre rehaussement de 20% fin janvier 2018, n’ont rien reçu. Et dans les coins et recoins de Conakry, la colère monte, les gens parlent et dénoncent l’indifférence du gouvernement guinéen à engager un vrai dialogue pour une sortie de crise.

« La crise risque d’être généralisée, puisque l’Etat n’a pas écouté les religieux, et pire pon apprend qu’il y a eu une retenue sur les salaires de tous les fonctionnaires de l’Etat », nous !confie un professeur de français à Koloma-Marché.

« Nous sommes sur notre position », réitère le syndicaliste Aboubacar Soumah sur Mediaguinée, soulignant que le gouvernement ne respecte pas le corps enseignant. « Ils nous prennent pour de petites gens, nous aussi conséquemment, on va prendre nos responsabilités », menace-t-il.

Lisa Bangoura

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